Hallier

Rien à voir avec ses homonymes commençant par la lettre A (allié, allier), ce hallier débute par la lettre H.

Ce nom masculin, d’abord orthographié « haillier » vers le milieu du XVe siècle, est issu de l’ancien français « hal(l)otbuisson, saule à tête » qui vient lui-même du latin populaire « hasla rameau ».

Il s’agit d’un « groupe de buissons serrés et touffus où peut se réfugier le gibier ». Synonyme : fourré.

  • Des halliers si épais et si épineux qu’un serpent n’y aurait pas pénétré (Jean Anthelme Brillat-Savarin, Physiologie du goût, 1825),
  • Dans ce vaste ensemble de pierrailles, d’herbages maigres, de boqueteaux, de halliers toujours balayés du vent… (Maurice Barrès, La colline inspirée, 1913).

Victor Hugo emploiera ce mot de façon métaphorique dans son recueil de poèmes « La légende des siècles » :

  • Les dogmes et les lois sont de profonds halliers où des tas de vieux droits divins mêlent leurs branches.

Le CNRTL propose 2 autres définitions qui n’ont plus cours aujourd’hui :

  1. Une halle.
  2. Un filet de chasse.

Outre le H du début qui est aspiré, n’entraînant donc pas de liaison, bien penser aux 2 L sous peine de se voir sanctionner d’une faute lors d’un concours d’orthographe. D’ailleurs, ce mot est sorti lors de  la très récente dictée de Lille, concoctée par Christian Lelièvre :

  • « Tel un chemineau, il errait par la campagne, fouettant de son bâton noueux les halliers et les ronciers d’où s’échappaient des rainettes apeurées… ».
hallier
hallier

 

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